Roman - La Bienfaisante Pluie de printemps

Roman - La Bienfaisante Pluie de printemps

05 avril 2019

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Entre grève, misère et violence conjugale, le portrait touchant d'une femme en quête du rayon de soleil qui lui redonnera goût à la vie.
Résumé :Sur sa petite île des Caraïbes, Mirette dépérit. Après la longue grève, très soutenue, qui a laissé le pays exsangue, c’est son mariage qui traverse une crise : Bébert, à qui elle ne peut donner d’enfant, devient violent et la frappe. De plus en plus souvent. Où est passé le Bébert tendre et attentionné qu’elle aimait tant ? Abasourdie par un changement qu’elle ne comprend pas, Mirette ne sait comment réagir. Serait-elle condamnée à une existence triste, sèche et aride comme un désert sans vie ? Ou une bienfaisante pluie de printemps, fraîche et vivifiante, viendra-t-elle panser son cœur blessé ?
Sur fond de mouvement social et de violence conjugale, Christiane Talbot dresse le portrait touchant d’une femme qui, malgré les obstacles et les déconvenues, continue de croire au rayon de lumière qui enchantera sa vie.

L'auteur : Originaire de Martinique, Christiane Talbot aime observer son environnement. La complexité, les difficultés ou l’harmonie des relations qu’elle observe chez les gens au quotidien l’inspirent et lui donnent de belles occasions d’exercer sa passion de l'écriture.

Extrait :Chez Mirette et Bébert, la zénitude n’avait pas duré. Bébert sortait quand il le voulait, rentrait comme cela lui chantait et se vantait de subvenir régulièrement aux besoins du foyer. Après avoir repris progressivement confiance en leur amour, Mirette était maintenant malheureuse et désemparée. Elle se surprit à vouloir faire chambre à part. Bébert adopta alors un air triste.
— Tu m’en veux toujours, ma chérie ? Mais j’ai fait son mea-culpa, se plaignait-il constamment.
Après avoir ignoré ses jérémiades pendant un temps, elle finit par se reprocher sa dureté et regagna la chambre commune. Mais un soir, quand il rentra après le travail, Mirette comprit très vite que quelque chose ne collait pas : visage fermé, regard fuyant et mains dans les poches, il faisait les cent pas dans le jardin. Depuis quelque temps déjà, elle savait que lorsqu’il arborait cet air-là, ce n’était pas bon signe et se garda de le questionner.

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