Après la traite et l'esclavage : les immigrants africains en Guyane et aux Antilles françaises
- Hôtel du Département - Salle Emile Maurice - avenue des Caraïbes, Fort de France
- Le 19 octobre 2011
- à 18 h 00
- Entrée libre
Le jeudi 20 octobre 2011 à 18 h 00 dans la salle Emile Maurice Hôtel du Département Avenue des Caraïbes - à Fort de France Madame Josette MANIN Présidente du Conseil Général de la Martinique et Madame Elisabeth LANDI Présidente de la Société des Amis des Archives ont le plaisir de vous inviter à la conférence Après la traite et lesclavage : les « immigrants» africains en Guyane et aux Antilles françaises par Madame Céline FLORY Docteur en histoire Membre du Centre international de recherches sur les esclavages (CIRESC) Dans la réorganisation du travail colonial consécutive à labolition de lesclavage en 1848, les administrations coloniales, de concert avec les planteurs, prônèrent le recours à limmigration de travailleurs extérieurs. Sensible à leurs sollicitations, le ministère de la Marine et des colonies mit en place un système, subventionné par lÉtat, dintroduction de travailleurs extérieurs sous contrat dengagement de travail. Ainsi, de 1854 à 1862, plus de 21 000 hommes, femmes et enfants furent recrutés le long du littoral ouest-africain pour aller travailler à la Guyane et aux Antilles françaises. Cette migration se composait de deux flux migratoires distincts. Un premier, entre 1854 et 1856, où les recrutements seffectuaient au sein de populations africaines jouissant dun statut de libre ; et un second, entre 1857 et 1862, où les recrutements sopéraient au sein de populations de condition captive avec la méthode dite du « rachat préalable ». Par ce procédé, les recruteurs français achetaient des captifs, puis les "affranchissaient" en leur imposant un engagement de travail de dix années à effectuer outre-atlantique. 93% de ces immigrants furent ainsi recrutés et engagés. Cette conférence tentera de retracer lexpérience migratoire et de travail des immigrants africains qui firent souche pour la très grande majorité dentre eux dans leur colonie darrivée. Céline FLORY, auteure dune thèse intitulée « La liberté forcée : politiques impériales et expériences de travail dans lAtlantique du XIXe siècle » a publié plusieurs articles, notamment : « New Africans in the Post-Slavery French West Indies and Guiana: Close Encounters ? (1854-1889) » dans louvrage Paths of the Atlantic Slave Trade. Interactions, Identities and Images dirigé par Ana Lucia Araujo sorti en mai 2011 chez Cambria Press et « Le "Noir": permanence des représentations et travail libre (1848-1860) », publié dans louvrage collectif Lhistoire de la Guyane depuis les civilisations amérindiennes, dirigé par Serge Mam Lam Fouck et Jacqueline Zonzon aux éditions Ibis Rouge en 2006